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Azouz Begag






  
Azouz Begag (Lyon, 5 februari 1957) is een Frans schrijver, politicus en economisch en sociologisch onderzoeker aan het CNRS. Van 2 juni 2005 tot 5 april 2007 was hij de staatssecretaris voor Gelijke Kansen tijdens het kabinet van Dominique de Villepin (UMP). Begag trad af om François Bayrou (MoDem) te steunen tijdens zijn campagne voor de presidentsverkiezingen van 2007. Azouz Begag heeft ongeveer 20 literaire boeken voor volwassenen en kinderen geschreven. Verder was hij ook de scriptschrijver van de Franse film Camping à la ferme, waar hij zijn visie op het multiculturalisme in de hedendaagse Franse maatschappij laat zien. Het bekendste literaire werk van Begag is de autobiografische roman Le Gone du Chaâba, die in 1986 bij uitgeverij Editions du Seuil werd gepubliceerd en in 1997 onder dezelfde titel werd verfilmd.
https://nl.wikipedia.org/wiki/Azouz_Begag

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31 oktober 2005

Politie slaags met Parijse jongeren

In de Franse voorstad Clichy-sous-Bois, ten noordoosten van Parijs, zijn gisteravond voor de vierde achtereenvolgende nacht gevechten uitgebroken tussen jongeren en politie. De politie verrichtte elf aanhoudingen, nadat in eerdere nachten 22 jongeren waren gearresteerd. Tientallen auto's zijn in de vier nachten uitgebrand.






De rellen ontstonden donderdagnacht, nadat twee jongens (15 en 17 jaar) om het leven waren gekomen door electrocutie in een transformatorhuis. Zij waren op de vlucht voor de politie, die bezig was met een identiteitscontrole in de wijk. Clichy-sous-Bois is een van de armste steden rond Parijs, met veel immigranten in precaire omstandigheden.
De rellen voeden het debat over de moeizame relatie tussen autoriteiten en jongeren in de voorsteden. Zaterdag liepen naar schatting 350 inwoners van Clichy mee in een stille mars tegen stigmatisering van jongeren. De kritiek richt zich vooral op minister van Binnenlandse Zaken Nicolas Sarkozy. Vrijdag noemde hij de slachtoffers in Clichy ,,inbrekers op de vlucht''. Later trok hij die kwalificatie in. Politie-autoriteiten hebben inmiddels verklaard dat de jongens niet verdacht waren of werden achtervolgd. Volgens inwoners van Clichy werden de jongens het transformatorhuis ingedreven door angst, nadat ze op agenten stuitten na een partijtje voetbal.
Gisteren beloofde minister Sarkozy in een tv-interview ,,nultolerantie voor geweld in de steden, net als voor criminaliteit in het algemeen''. Vorige week sprak hij in een andere Parijse voorstad, Argenteuil, van ,,gespuis'' waarvan hij de overige inwoners zal ,,bevrijden''. Minister Azouz Begag (Gelijke Kansen) veroordeelde deze termen gisteren, zonder Sarkozy bij naam te noemen. Volgens opiniepeilingen vergroten ferme uitspraken over veiligheid de populariteit van Sarkozy, die in 2007 tot Frans president gekozen wil worden.

Paul Éluard





Paul Éluard, pseudoniem van Eugène Émile Paul Grindel, (Saint-Denis, 14 december 1895 – Parijs, 18 november 1952) was een Frans dichter. Éluard is een van de bekendste Franse surrealisten. Zijn bekendste bundel is Capitale de la Douleur uit 1926.


Paul ÉLUARD (1895-1952)

Sa biographie

Portrait de Paul ÉLUARD
Paul Éluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel (14 décembre 1895 à Saint-Denis – 18 novembre 1952 à Charenton-le-Pont ), est un poète français.

C’est à l’âge de vingt et un ans qu’il choisit le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. Il adhère au dadaïsme et est l’un des piliers du surréalisme en ouvrant la voie à une action artistique engagée. Il est connu également sous les noms de plume de Didier Desroches et de Brun.

Atteint de tuberculose à l’âge de seize ans, après une enfance heureuse, il est contraint d’interrompre ses études. En Suisse, au sanatorium de Davos, il rencontre une jeune russe, Helena Diakonova, qu’il surnomme Gala. Il l’épouse le 21 février 1917. Son impétuosité, son esprit de décision, sa grande culture impressionnent le jeune Éluard qui prend avec elle son premier élan de poésie amoureuse, un élan qui se prolongera dans tous ses écrits. Elle dessine son profil, et il ajoute à la main : « Je suis votre disciple ». Ils lisent ensemble les poèmes de Gérard de Nerval, Charles Baudelaire, Lautréamont et Guillaume Apollinaire. Le 11 mai 1918, il écrit à l’un de ses amis : « J’ai assisté à l’arrivée au monde, très simplement, d’une belle petite fille, Cécile, ma fille ».

En 1918, lorsque la victoire est proclamée, Paul Éluard allie la plénitude de son amour à une profonde remise en question du monde : c’est le mouvement Dada qui va commencer cette remise en question, dans l’absurdité, la folie, la drôlerie et le non-sens. C’est ensuite le surréalisme qui lui donnera son contenu. Juste avant les surréalistes, les dadaïstes font scandale. Éluard, ami intime d’André Breton, est de toutes les manifestations dada. Il fonde sa propre revue, « Proverbe », dans laquelle il se montre, comme Jean Paulhan, obsédé par les problèmes du langage. Tous deux veulent bien contester les notions de beau / laid, mais refusent de remettre en question le langage lui-même. En 1920, Éluard est le seul du groupe à affirmer que le langage peut être un « but », alors que les autres le considèrent surtout comme un « moyen de détruire ».

En 1922, il promet à André Breton de « ruiner la littérature » et de ne plus rien produire. Le 24 mars 1924, il embarque à Marseille pour un voyage autour du monde. Le lendemain, paraît le recueil « Mourir de ne pas mourir » qui porte en exergue « Pour tout simplifier je dédie mon dernier livre à André Breton ». Il est de retour à Paris au début du mois d’octobre comme si de rien n’était. Breton en dit : « Alors il m’a mis un petit mot, qu’il m’attendait hier [au café]. Cyrano, ni plus ni moins. C’est bien le même, à n’en pas douter. Des vacances, quoi ! ». Tout naturellement, il participe au pamphlet « Un cadavre » écrit par les surréalistes en réaction aux funérailles nationales faites à l’écrivain Anatole France.

Toute la vie d’Éluard se confond à présent avec celle du mouvement surréaliste. C’est cependant lui qui échappe le mieux à la réputation de violence et qui est le mieux accepté comme écrivain par la critique traditionnelle. Éluard se plie à la règle surréaliste résumée par cette phrase du Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous, non par un ». Avec Benjamin Péret, il écrit « 152 poèmes mis au goût du jour ». Avec André Breton, « Au défaut du silence » et « L’Immaculée Conception ». Avec Breton et René Char, « Ralentir travaux ».

Dès 1925, il soutient la révolte des Marocains et en janvier 1927, il adhère au parti communiste français, avec Louis Aragon, Breton, Benjamin Péret et Pierre Unik. Ils s’en justifient dans le tract collectif, « Au grand jour ».

C’est aussi l’époque où il publie deux recueils essentiels : « Capitale de la douleur » (1926) et « L’Amour la poésie » (1929).

En 1928, malade, il repart dans un sanatorium avec Gala, où ils passeront leur dernier hiver ensemble. C’est à ce moment que Gala rencontre Salvador Dali, et que Paul Éluard fait la connaissance de Nusch. Il dit à Gala : « Ta chevelure glisse dans l’abîme qui justifie notre éloignement. »

Les années 1931-1935 comptent parmi les plus heureuses de sa vie. Marié avec Nusch en 1934, il voit en elle l’incarnation même de la femme, compagne et complice, sensuelle et fière, sensible et fidèle. En 1931, il s’insurge contre l’Exposition coloniale organisée à Paris et signe un tract où est écrit : « Si vous voulez la paix, préparez la guerre civile ». Exclu du parti communiste, il continue sa lutte pour la révolution, pour toutes les révolutions.

Ambassadeur du surréalisme, il voyage dans toute l’Europe. À Prague en mars 1935, avec Breton, où ils sont chaleureusement accueillis, l’organe du parti communiste hongrois les présente comme deux poètes, les plus grands de la France contemporaine. En Espagne en 1936. Il apprend le soulèvement franquiste, contre lequel il s’insurge violemment. L’année suivante, le bombardement de Guernica lui inspire le poème « Victoire de Guernica ». Pendant ces deux années terribles pour l’Espagne, Éluard et Picasso ne se quittent guère. Le poète dit au peintre : « Tu tiens la flamme entre tes doigts et tu peins comme un incendie ».

Mobilisé dès septembre 1939 dans l’intendance, il s’installe avec Nusch à Paris après l’armistice (22 juin 1940). En janvier 1942, il s’installe chez des amis près de Vézelay (Christian et Yvonne Zervos), à proximité des maquis. Éluard demande sa réinscription, clandestine, au parti communiste. Les vingt et une strophes de « Liberté » sont parachutées par les avions anglais à des milliers d’exemplaires au-dessus de la France (ce poème est mis en musique par Francis Poulenc en 1944).

En 1943, avec Pierre Seghers et Jean Lescure, il rassemble les textes de nombreux poètes résistants et publie « L’Honneur des poètes ». Face à l’oppression, les poètes chantent en chœur l’espoir, la liberté. C’est la première anthologie d’Éluard où il montre sa volonté d’ouverture et de rassemblement. À la Libération, il est fêté avec Louis Aragon comme le grand poète de la Résistance.

Avec Nusch, il multiplie tournées et conférences. Mais le 28 novembre 1946, pendant un séjour en Suisse, il reçoit un appel téléphonique lui apprenant la mort subite de Nusch, d’une hémorragie cérébrale.

Quelques amis intimes lui redonnent peu à peu le « dur désir de durer » et il retrouve force dans l’amour de l’humanité. Son recueil « De l’horizon d’un homme à l’horizon de tous » retrace ce cheminement qui mène Éluard de la souffrance à l’espoir retrouvé.

En avril 1948, Paul Éluard et Picasso sont invités à participer au Congrès pour la paix à Wroclaw (Pologne). En juin, Éluard publie des « Poèmes politiques » préfacés par Louis Aragon. L’année suivante, au mois d’avril, c’est en tant que délégué du Conseil mondial de la paix qu’Éluard participe aux travaux du congrès qui se tient à la salle Pleyel à Paris. Au mois de juin, il passe quelques jours auprès des partisans grecs retranchés sur le mont Grammos face aux soldats du gouvernement grec. Puis il se rend à Budapest pour assister aux fêtes commémoratives du centenaire de la mort du poète Sándor Petőfi. Il y rencontre Pablo Neruda. En septembre, il est à Mexico pour un nouveau congrès de la paix. Il rencontre Dominique Lemor avec qui il rentre en France. Ils se marieront en 1951. Éluard publie cette même année le recueil « Le Phénix » entièrement consacré à la joie retrouvée.
En 1950, avec Dominique, il se rend à Prague pour une exposition consacrée à Vladimir Maïakovski, à Sofia en tant que délégué de l’association France-URSS, et à Moscou pour les cérémonies du 1er Mai.

En février 1952, Paul Éluard est à Genève pour une conférence sur le thème « La Poésie de circonstance ». Le 25 février, il représente « le peuple français » à Moscou pour commémorer le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Victor Hugo.

Le 18 novembre 1952 à neuf heures du matin, Paul Éluard succombe à une crise cardiaque à son domicile, 52 avenue de Gravelle à Charenton-le-Pont. Les obsèques ont lieu le 22 novembre au cimetière du Père-Lachaise. Le gouvernement refuse les funérailles nationales.
Robert Sabatier déclare : « Ce jour-là, le monde entier était en deuil ».
http://www.unjourunpoeme.fr/auteurs/eluard-paul

 

 
https://eluard.org/



Et un sourire - Paul Éluard

La nuit n'est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin,
une fenêtre ouverte
une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
désir à combler
faim à satisfaire
un cœur généreux
une main tendue
une main ouverte
des yeux attentifs
une vie : la vie à se partager.


Liberté - Paul Eluard   
Sur mes cahiers d’écolier 
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.

Air vif - Paul Éluard 
J’ai regardé devant moi
Dans la foule je t’ai vue
Parmi les blés je t’ai vue
Sous un arbre je t’ai vue
Au bout de tous mes voyages
Au fond de tous mes tourments
Au tournant de tous les rires
Sortant de l’eau et du feu
L’été l’hiver je t’ai vue
Dans ma maison je t’ai vue
Entre mes bras je t’ai vue
Dans mes rêves je t’ai vue
Je ne te quitterai plus.

Certitude - Paul Éluard 
Si je te parle c’est pour mieux t’entendre
Si je t’entends je suis sûr de comprendre
Si tu souris c’est pour mieux m’envahir
Si tu souris je vois le monde entier
Si je t’étreins c’est pour me continuer
Si nous vivons tout sera à plaisir
Si je te quitte nous nous souviendrons
Et nous quittant nous nous retrouverons.

 La terre est bleue - Paul Éluard 
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

Nous deux - Paul Éluard

Nous deux nous tenant par la main
Nous nous croyons partout chez nous
Sous l’arbre doux sous le ciel noir
Sous tous les toits au coin du feu
Dan la rue vide en plein soleil
Dans les yeux vagues de la foule
Auprès des sages et des fous
Parmi les enfants et les grands
L’amour n’a rien de mystérieux
Nous sommes l’évidence même
Les amoureux se croient chez nous.

La Courbe de tes yeux - Paul Éluard

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards. 


http://eluardexplique.free.fr/

Jacques Prévert

Jacques PRÉVERT (1900-1977)

Sa biographie

Portrait de Jacques PRÉVERT
Jacques Prévert est un poète et scénariste français, né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine, et mort le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche). Après le succès de son premier recueil de poèmes, « Paroles », il devint un poète populaire grâce à son langage familier et ses jeux de mots. Ses poèmes sont depuis lors célèbres dans le monde francophone et massivement appris dans les écoles françaises. Il a également écrit des scénarios pour le cinéma.

En 1925, il participe au mouvement surréaliste, qui se regroupe au 54 de la rue du Château près de Montparnasse. C’est en fait un logement « collectif » où habitent Marcel Duhamel, Raymond Queneau et Yves Tanguy. C’est Prévert qui trouvera le terme de cadavre exquis pour définir le jeu littéraire auquel ses amis et lui se livrent. Prévert est toutefois trop indépendant d’esprit pour faire véritablement partie d’un groupe constitué, quel qu’il soit. Il supporte mal les exigences d’André Breton, et la rupture est consommée en 1930. En 1932, il écrit les textes pour le groupe « Octobre » et il participera aux Olympiades du théâtre à Moscou.

Il est le scénariste et dialoguiste de grands films français des années 1935-1945, notamment « Drôle de drame », « Le Quai des brumes », « Le jour se lève », « Les Visiteurs du soir », « Les Enfants du paradis » et « Les Portes de la nuit » de Marcel Carné, « Le Crime de Monsieur Lange » de Jean Renoir, « Remorques et Lumière d’été » de Jean Grémillon. Il a, à deux reprises, adapté des contes de Hans Christian Andersen, d’abord « La Bergère et le Ramoneur » devenu « Le Roi et l’Oiseau », film d’animation de Paul Grimault en 1957, puis en 1964, « Grand Claus et Petit Claus », autre conte d’Andersen, à la télévision, « Le Petit Claus et le Grand Claus » de son frère Pierre Prévert.

Ses poèmes sont mis en musique par Joseph Kosma dès 1935 (À la belle étoile) : ses interprètes seront entre autres Agnès Capri, Juliette Gréco, Les Frères Jacques, Yves Montand. Son recueil « Paroles », publié en 1946, obtient un vif succès.
Il écrit des pièces de théâtre. Son anticléricalisme, parfois violent, est souvent occulté par le public, au profit de ses thèmes sur l’enfance et la nature.


dossier pour l'enseignant: https://www.manche.fr/patrimoine/imageProvider.aspx?private_resource=4180607


Déjeuner du matin - Jacques Prévert



Opdracht 1: Zet de werkwoorden tussen haakjes in de passé composé.

Il (mettre)............................. le café
Dans la tasse
Il (mettre)............................. le lait
Dans la tasse de café
Il (mettre)...................................... le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il (tourner)...............................
Il (boire)..................................le café au lait
Et il (reposer)............................. la tasse
Sans me parler
Il (allumer).........................................
Une cigarette
Il (faire)...............................des ronds
Avec la fumée
Il (mettre)....................................les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il (se lever).......................................
Il (mettre)...................................
Son chapeau sur sa tête
Il (mettre)..................................
Son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il (partir).....................................
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j' (prendre)..........................
Ma tête dans ma main
Et j'(pleurer).....................................


Déjeuner du matin
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré.

Ontbijt
Eerst schonk hij koffie in
het kopje
toen deed hij gewoon
wat room erbij
en een schepje suiker
precies als elke dag
met 't lepeltje heeft hij dat
gewoon geroerd
zwijgend dronk hij zijn koffie uit
en zette toen het kopje neer
zonder een woord
daarna pakte hij een sigaret
en hij blies de rook
zwijgend voor zich uit
en hij drukte het peukje
in de asbak uit
zonder een woord
zonder zelfs een blik
stond hij op
en hij zette z'n hoed op z'n hoofd
en hij schoot in z'n regenjas
zonder een woord
en toen ging hij weg
en hij zei geen woord, geen woord
keek zelfs niet naar mij
ik heb mijn hoofd verborgen in mijn arm
ik heb gehuild.

 

(Jacques Prévert  1900 - 1977, Vertaling Ernst van Altena  1933 - 1999, Uit: Randfiguren
Van Ditmar Amsterdam  1967)


Opdracht 2: Klik hier om naar een voordracht te luisteren en oefen met nazeggen.





Pour faire le portrait d'un oiseau - Jacques Prévert

 

Opdracht 1: schrijf de vertaling naast de onderstreepte woorden. Gebruik de vertaling op de achterkant. 


Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger ... 
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau 
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.


Om het portret van een vogel te maken

Eerst een kooi schilderen
met een open deurtje
dan iets moois
schilderen
iets eenvoudigs
iets aardigs
iets nuttigs
voor de vogel
dan het doek tegen een boom zetten
in een tuin
in een bos
of in een woud
je verstoppen achter de boom
zonder iets te zeggen
zonder te bewegen.
Soms komt de vogel vlug
maar hij kan er net zo goed jaren over doen
voordat hij er toe komt
niet moedeloos worden
wachten
wachten zo nodig jaren lang
omdat de snelheid of de traagheid
van de vogel geen enkel verband
houdt met het welslagen van het schilderij.
Wanneer de vogel komt
áls hij komt
de diepste stilte in acht nemen
wachten tot de vogel de kooi ingaat
en als hij binnen is
zachtjes het deurtje sluiten met de penseel
en dan
één voor één alle tralies wegvegen
er op lettend geen van de veren van
de vogel te raken.
Dan het portret van de boom maken
en de mooiste van z’n takken uitkiezen
voor de vogel.
Ook het groene gebladerte
en de frisse wind en het stof dat
in de zon danst en het geritsel van
de dieren in het gras en de zomer-
warmte schilderen
en dan wachten tot de vogel ertoe
komt te gaan zingen.
Als de vogel niet zingt
is dat een slecht teken
teken dat het schilderij slecht is
maar als hij zingt is dat een goed teken
teken dat je kunt tekenen.
Dan trek je heel voorzichtig
één van de veren van de vogel uit
en je schrijft je naam in een hoek

van het schilderij.
vertaald door Boele Bregman

Opdracht 2: Klik hier om naar een voordracht te luisteren. Oefen met nazeggen tot je de uitspraak foutloos kent.